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Wednesday, January 19, 2022

LORSQUE LA MÉMOIRE SE VEUT FIDÈLE

Par Jeanie Bogart  CSMS Magazine Staff WriterTandis que les politiciens commettent bavures après bavures en Haïti, le secteur littéraire et artistique ne fait que parler de lui. Prix après prix, à commencer par Frankétienne qui vient de recevoir le prix Closs après avoir remporté le prix International Union Latine de Littératures romanes le 3 avril dernier, à Jean Métellus auquel a été octroyé le Grand Prix International de Poésie de langue française Léopold Sédar Senghor, pour ne citer que ceux-là, la littérature haïtienne est plus promettante que jamais.   Pour célébrer notre littérature, la Fondation Mémoire vient d’organiser le dimanche 20 août 2006, de 2 heures à 8 heures PM, un “cabri littéraire”. La littérature était vivante et le cabri était présent aussi dans les consommés et en sauce. Eh oui ! C’était la fête. Plus d’une centaine de personnes étaient venus apprécier de la bonne littérature. Parmi les invités venus de partout, du Canada, de Haïti, etc, on a pu remarquer la présence du Dr Hugues Saint-Fort, Josaphat Robert Large, Frantz Benjamin, Dr Frantz-Antoine Leconte.   M. Étienne Télémaque, l’hôte de cet événement, ouvra la cérémonie par un discours de bienvenue puis présenta un montage musical sur la naissance et l’évolution du jazz créole haïtien.   Rodney Saint-Éloi (en haut sur la photo), écrivain, poète et fondateur de la maison d’édition Mémoire en Haïti et aussi fondateur de la maison d’édition Mémoire d’Encrier au Canada en 2003, timidement prit la parole sous les applaudissements. Le public a eu la chance d’apprécier ses talents de diseur lorsqu’il déclama un texte de son recueil de poèmes “J’ai un arbre dans ma pirogue” publié aux éditions Mémoire d’Encrier. Soulignons que plusieurs livres de cette maison étaient en vente aussi.   L’histoire était aussi au rendez-vous sans compter des notions de géographie. C’est sous des chauds applaudissements que les invités et présentateurs passèrent le micro les uns aux autres ; de Jean-Élie Barjon au Dr Jean-Robert Léonidas en passant par René-Jacques Morin, rien n’a manqué à la fête. Les troubadours étaient présents aussi à l’heure du micro ouvert, et quelques poètes présents, jeunes et vieux, ont partagé leurs écrits avec le public avide d’un retour à leurs racines et de poésie de qualité.   Par le biais de la Fondation Mémoire et de notre mémoire qui se veut fidèle, nous avons pu rentrer chez nous pour une demi-journée.

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