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You Are Here: Home » Ardain's Corner, Dossiers, French Articles, News » Lutte de classe et répression dans “Midnight at Noon” d’Ardain Isma

writer ardain 9aPar Lochard Noël

Dans cet article je me propose, dans un premier temps, d’analyser le concept de lutte de classe tel que bon nombre de théoriciens l’ont déjà défini. Dans un deuxième temps, je tiens à approcher le phénomène de la  répression en tant qu’arme de soumission ou de dissuasion utilisée par nombre de dictature(s) tristement célèbre(s) qui s’en servent souvent comme outils de propagande pour asseoir leur hégémonie. Tout au cours du développement du texte, j’aurai à démontrer comment l’œuvre dénonce ces pratiques jugées anti-démocratiques, dans un pays où la liberté individuelle est souvent bafouée par un système rétrograde vieux de très longtemps. Je me propose aussi et surtout d’articuler l’idée selon laquelle la littérature en tant que phénomène social a un rôle important à jouer dans le processus de changement total et global. Surtout la littérature issue du colonialisme dont Midnight at Noon se serait  réclamé, car :

La liberté même, si on la considère sub specifie oetermitatis, parait un rameau desséché : car elle est, comme la mer, toujours recommencée ; elle n’est rien d’autre que le mouvement par quoi perpétuellement on s’arrache et se libère. Il n’y a pas de liberté donnée ; if faut se la conquérir sur les passions, sur la race, sur la classe, sur la nation et conquérir avec les autres hommes. Mais ce qui compte, en ce cas, c’est la figure singulière de l’obstacle à enlever, de la résistance à vaincre, c’est elle qui donne, en chaque circonstance, sa figure à la liberté. Si l’écrivain a choisi, comme le veut (…), de radoter ; il peut parler de belles périodes de cette liberté éternelle… (Sartre, 75-76)

Dès le prologue du texte, l’écrivain pose déjà le problème de différenciation sociale (c’est la figure singulière de l’obstacle à enlever) (Sartre, 75) entre les acteurs d’un même espace géographique qui ne demandent pourtant que de vivre comme des êtres humains. Mieux ! Comme la nature humaine prolétarienne, affirmait Michel Foucault, citant Mao Ze Tong au cours d’un débat télévisé qu’il a eu avec Noam Choasmky.

Ce personnage représentant la nature humaine prolétarienne, ne serait autre que la mère d’Odilon, entre autres, l’un des personnages de Midnight at Noon, atteint d’un état cardiaque terminal.

Ordinarily Odilon, a shabbily-dressed Haitian plantation worker, stiff with aches and old far beyond his twenty-five years, would scuttle home in this last of the fading light. Today he plodded slowly instead, lost in hesitation. He had an ominous task to perform: telling his aging mother with a terminal heart condition that he had seen his younger brother Avisène arrested, hauled off to the police for a crime Odilon knew he had not committed. (Isma, 7) 

Ces ‘‘natures humaines prolétariennes,’’ au sens où l’entend Tse Tong, n’ont qu’à servir et enrichir le ‘‘patron’’, le grand propriétaire terrien, au sens le plus trivial du terme. Ceux-là qui sont habitués au système de moitié dans les campagnes haïtiennes connaissent les conditions terribles, inégales et illégales imposées aux paysans qui ‘‘cultivent la terre pour dormir le ventre creux’’, (Noel, face B, #6 ) malgré la rencontre soi-disant ‘‘ amicale et constructive’’ entre le grand propriétaire terrien et le paysan, dans un premier temps. ‘‘ Cette rencontre des ‘‘de moitié ‘’, le Lundi, dans la savane de la grande propriété, était précédée d’’une espèce de meeting que donnait le grand propriétaire …et qui a été déformé par la suite’’ ( Ethéart, 47) Et le frère d’Odilon, sans doute à cause de ce même système, a été arrêté pour un crime qu’il n’avait pas commis.

C’est monnaie courante d’entendre parler de ces décisions prises par les autorités gouvernementales et leur justice/injustice qui leur sert d’intermédiaire, sans égard pour les droits des personnes, pour les envoyer à la potence parce qu’ils appartiennent à une classe sociale qui eut le malheur d’être défavorisée. (En écrivant cet article, j’ai sous les yeux un autre texte faisant mention d’un jeune noir américain non armé, dénommé Trayvon Martin assassiné par Mr. Zimmerman, le 26 février 2012, á Sanford, Florida, armé, et le fusillé a été ‘‘jugé coupable de façon posthume’’ puisque son assassin ‘‘agissait en légitime défense’’, d’après le verdict de la justice américaine.)  Ceci nous pousserait à conclure que l’injustice est universelle. Son contraire n’a pas toujours les yeux bandés comme on nous force à le croire. Cependant, dans le même ordre d’idées,  sans égard pour ceux-là qu’il gouverne et qui sont très mal considérés, le président fait l’éloge de cette communauté internationale qui n’a de cesse de faire jaillir sur Haïti une pluie de millions qui ne sont pas souvent investis dans des projets de développement durable pour ce ‘‘pauvre petit pays’’ victime de tous les séismes possibles, naturels ou provoqués, et de toutes autres formes injustices.  

I have to say that I am very blessed to be the leader of this great country, and to be able to preside over all of these beautiful people. None of you can imagine how humbled (sic?) and lucky I feel to be the one at the receiving end of so many beautiful gifts. As we celebrate in our paradise, I’d like to take this opportunity to announce that the European Union has just released a fifty million-dollar aid package to Haiti, and my government is negotiating, right at this moment, with other donor nations for more economic aid of this king. (Isma, 96)

Ce discours emmailloté de belles phrases truffées de mensonge est le prototype rencontré chez pas mal de chefs d’état dont l’objectif est d’exploiter le plus longtemps possible un peuple qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Et pour comble de malheur, ils remercient leur maitre à coups de beaux et jolis cadeaux. Car c’est beau d’avoir un président dont la gentillesse du peuple attire tant de millions de la communauté internationale! Et ce pays que le chef considère comme un paradis ne l’est pas pour autant pour la majorité des pauvres qu’on étouffe et qui pataugent dans la misère.’’ As we celebrate in our paradise, I’d like to take this opportunity to announce that the European Union has just released a fifty million-dollar aid package to Haiti, and my government is negotiating, right at this moment, with other nations…’’ (96) Il faut dire tout de suite que cette négociation dont il est fait mention dans ce texte, n’a pas pour objectif d’aider les Odilon et leurs congénères à sortir de leur abjecte condition existentielle, mais à faire pérenniser de préférence leur misère pour que les exploiteurs deviennent plus puissants et moins conscients de ceux-là ‘‘dont la mort n’intéresse personne’’, c’est-à-dire les pauvres, pour répéter Céline. ‘‘ [...] des pauvres, c’est-à-dire des gens dont la mort n’intéresse personne.’’ (Voyage au bout de la nuit, p.50, Folio n°28)

Le narrateur, heureusement, se rend compte que pour aider les défavorisés à rompre les barrières qui les empêchent de se développer, il faut leur donner accès à l’éducation. Ils doivent savoir lire et écrire. Moyen fondamental de créer un nouveau citoyen plus utile à son milieu:

Don’t get upset now. There is nothing wrong. I just wanted to say that you should go to school. You always speak your mind with such fervent emotion, love and patriotism whenever you talk about the problems facing our country today. Really, you like everybody out there- hate the current regime with a passion. But unlike everyone, you seem to understand the root causes of the problems. I ve heard you express yourself about what you feel; you deserve a chance at an education. (Isma, 114)

Notre narrateur Odilon, semble-t-il, est bien conscient de la nécessité pour lui de s’éduquer. Mais sa condition de défavorisé  mérite d’être prise en considération. Bien qu’au départ, l’idée pour un paysan d’aller à l’école, n’ait été qu’une simple vue de l’esprit, quelque chose de purement imaginaire. Mais le docteur Duchaud  tente de le dissuader, en revanche, des barrières de toutes sortes  l’en empêchent. Il a une famille sur le dos.

Yes, Doc… I do … I ‘ve always longed to go to school. But really, I don’t want to think about it much, because I have to look for any job I can find to support my small family, what’s left of it! I’ve done everything from gardening to construction. When I come home at night, I’m beating down-so tired I don’t have the strength to eat.. I sincerely want to go to school, but I feel trapped. I’ve already given up trying to make my life better. I know it will just never happen…’’ (Isma, 114) 

Le système d’exploitation forgé de toute pièce par le régime travaillant pour le compte du capitalisme répressif, crée la condition ‘‘idéale’’ pour que les pauvres deviennent plus pauvres de jour en jour et être dans l’impossibilité de se former et de s’éduquer en vue de changer leur statut  socio-économique. Odilon, victime de cet état de fait, vit dans une condition infrahumaine. Il voudrait bien aller à l’école. Mais, dans un pays comme le sien, l’éducation, loin d’être une nécessité, un droit conféré á tous les citoyens, devient un luxe, la propriété privée d’un petit groupe de privilégiés. Et même quand cette dite éducation est prétendue être gratuite, les moyens matériels et concrets pour y accéder s’avèrent quasi-inexistants: demander á une fille ou un garçon (ou à un citoyen tout court, Odilon par exemple) d’aller à l’école le ventre vide et couvrir des dizaines de kilomètres á pied, n’est pas toujours tâche facile à réaliser. Donc, l’on verra, après tant d’années de dur labeur, une jeunesse découragée, laissant tomber et ignorant tout bonnement des initiatives entreprise de bonne foi. Donc, désabusés, désespérés et malades, les pauvres de la ville quémandent et ramassent des morceaux de banane et de fruits oubliés par terre ou sur les tables des vendeurs au marché public. Et les domestiques,  esclaves des temps modernes, trainent aussi leurs misères dans la foule des ‘‘ Damnés de la terre’’, pour citer Fanon.

Panhandlers stationed on street corners wiped sweat, blood ad dust from their water-faucet eyes. Domestic servants marched on the market place, desperately to grad and pack what was not purchased by the peasants. Painfully, homeless body children were chased through the marketplace by skinny, snapping, snarling dogs. People walk swiftly by, ribcages showing through their flapping clothes. The bloodshed and violence had transformed Saint Louis into a city on the brink of disaster. (Isma, 116)

Ce désastre dont parle le narrateur, n’est pas chose gratuite ; il fait partie d’un plan bien établi pour déshumaniser la population de Saint Louis, c’est –á-dire cette couche de la ville dont la vie ne dit quasiment grand-chose. Parce que ces ‘‘ chrétiens vivants’’  font partie de ce qu’Ella Shohat et Robert Stam appellent The ‘’Rest’’ c’est-à-dire ceux-là faits et nés  pour subir tous les malheurs du monde. (Bien que ce texte s’adresse plus précisément à l’Occident et au Reste du monde). Cependant, par extension, nous le prenons comme exemple pour expliquer l’état de délabrement et de  fatalisme dans lequel vit un groupe de gens dont le seul péché est d’avoir pris naissance dans un milieu, une famille qui n’a pas eu la chance de faire partie du groupe de ceux-là qui possèdent ; donc bien des fois, ils se voient contraints à vendre leurs produits ‘‘sur pied’’ :

Les agriculteurs sont souvent contraints de vendre leurs produits dès la récolte, alors que les prix sont au plus bas. Il est même fréquent de voir certains d’entre eux concéder leurs récoltes ‘‘sur pied’’ aux commerçants usuriers auprès desquels ils se sont préalablement endettés. Ces mêmes familles doivent ensuite racheter la plus grande part de leur nourriture, lors des périodes de ‘‘soudure’’, à un moment où les prix sont bien supérieurs. Ce mécanisme est l’origine de prélèvements, qui rejoignent ceux opérés par le crédit par les mêmes personnes usuraires, accordés en général par les mêmes personnes. (SACAD &FAM 330-31)            

 Alors ce système constitue la base fondamentale de la dégradation de l’arrière-pays haïtien, ou d’Haïti tout court; car une nation  qui n’est pas en mesure de subvenir aux besoins de sa population est quasi-inexistante. Ce n’est pas sans raison que bon nombre d’états  en voie de développement, dont la majorité sont  issus du colonialisme, vivent dans une abjecte condition de dépendance. Midnitgh  at noon fait état de ce phénomène qui constitue une gangrène, non seulement pour Saint Louis, qui représente un microcosme de ‘‘ l’espace haïtien’’ pour citer Georges Anglade, dans lequel le récit est situé, mais aussi il fait  une critique, je dirais ‘‘ objective’’ de  la situation générale du pays où la notion de vie est en passe d’être considérée comme un concept presque en voie de disparition. Pour couper court à ces’’ tensions paradoxales et ces brisures’’, dont parle Johanne Tremblay dans Mères, pouvoir et sante en Hait,  ces pauvres paysans, obligés de travailler pour le compte d’un maitre, c’est-à-dire un colon moderne, ne sont que de simples subalternes’’ selon la définition de Spivak, citée par Leela Gandhi, dans son livre intitulé Postcolonial theory’’ et je cite:

… the complex notions of subalternity is pertinent to any academic enterprise which concerns itself historically determined relationships of dominance and subordination. Yet it is postcolonial studies which has responded with the greatest enthusiasm to Spivak’s ‘’ can the subaltern speak? Utterly unaccessible, half serious and half parodics this question circulates around the self-conscious scene of postcolonial texts, thing conference and conversations’’ ( Ghindi, 2 )  

Ces pauvres paysans, en tant que subalternes, travaillant ‘‘bourriquant’’ pour le compte d’un système répressif dont le but est d’égorger, d’’ infra-humaniser’’ toute une population de ‘’damnés de la terre’’, n’ont qu’un seul recourt que la liberté et ce texte est clair la-dessus-car le narrateur ne va par quatre chemins.’’ 

‘’Our mission is to provide security and guidance as we accompany our brothers and sisters on their final journey to freedom. We don’t have the means to provide financial support to everyone. However, I this heroic struggle, we strongly believe that freedom is in sight. And when all the guns are silenced, each Haitian citizen will become master of his destiny,’’ (Isma, 124)

Ce passage exprime avec beaucoup de clarté la solidarité qui a toujours existe chez la quasi-totalité des Haïtiens. Dans le malheur ils l’ont souvent prouvée. Ce texte en est le témoignage concret. Et c’est à partir de cette dite solidarité qu’ils croient pouvoir acquérir cette liberté pour laquelle ils ont lutté. Et c’est à partir de là qu’ils deviendront maitres de leur destine, comme le narrateur l’exprime bien clairement. ‘‘each Haitian citizen will become master of his own destiny.’’(124). Sont-ils vraiment prêts à le faire/ Sont-ils vraiment disposes à rééditer la concrétisation des rêves de nos héros? Ce passage, en effet, qui exprime un certain optimisme, révèle, de façon implicite, cet idéal. Qui est la prise en main de la destinée d’un tout un groupe.

La littérature, aurait-elle le pouvoir de dévaliser ce rêve. Cette grande promesse de liberté ? Toujours est-il, les narrateurs de Midnight at Noon, qui dur comme fer que ‘’ la vie vaut la peine d’être vécue’’. Ils croient toujours en elle, malgré la présence toujours ‘‘vigilante’’ de cet ‘‘ appareil d’Etat, qui  définit l’Etat comme force d’exécution et d’intervention répressive, ‘‘ au service des classes dominantes’’, dans la lutte de classe menée par la bourgeoisie et ses alliés contre le prolétariat, est bel et bien l’Etat, et définit bel et bien sa ‘‘ fonction’’ fondamentale’’ 

(Althusser, 16). Tout est mis en œuvre par ces Appareils idéologiques d’Etat, (représentés par les ‘’gradons’’) dont parle Louis Althusser, pour réduire à néant les paysans de Saint Louis. Le système de moitié dont nous avons fait mention précédemment, est la représentation de ce système, de cet Appareil d’Etat qui définît l’état comme force d’exécution,  joue  un rôle fondamental et majeur dans le processus d’asservissement d’un groupe dont le seul ‘‘péché’’ est d’être appartenu à une classe’’ dont la mort ne dit  absolument rien’’, pour parodier Louis Ferdinand Céline, c’est-à-dire des pauvres. (Citation à revoir) Odilon, symbole d’une population au bord de la famine (de la faillite ?), vivant dans un milieu déchiré et mine par la guerre civile, ne ‘’ sait à quel saint se vouer’’   ‘’ Yes, i do. But I came from the riverbed, where people are trying hard to buy some cassava, when I Heard voices. I was hoping it might be you guys. As I looked closer, I couldn’t believe my eyes. It is you! Or perhaps I am only dreaming.’’

 (Isma, 326) Cette misère accrue  qui diminue la population de l’arrière-pays et la rend à sa plus simple expression, a pour origine cette  lutte fratricide, cette  répression orchestrée par la capitale de Port-au-Prince, (rappelons que cette guerre civile dont il est question ici, pourrait-être considérée comme métaphorique et symbolique; dans la mesure où elle pourrait être prise dans le sens de la non-circulation et le partage des ressources concentrées bien souvent dans la ‘’République de Port-au-Prince). Avais-je raison quand je  parlais de solidarité entre le peuple haïtien? Serait-ce une contradiction de parler de solidarité quand on assiste a ‘’cette immense déchirure’’ qui dissémine la population de Saint Louis? Toujours est-il qu’ils s’entre-tuent en partageant entre eux les ‘’ ‘’minuscule petits’’ morceaux de cassave’’ trouves sur leur chemin. Mais malgré la guerre, les pauvres amants trouvent du temps pour vivre leurs sentiments et se faire des promesses.

Later, as nightfall stalked through Anwodo and criket voices soared high in the moonlit valley, Odilon and his beloved stood on their front porch, gazing at the starry sky. ‘’Chérie, it sounds peaceful tonight. Doesn’t it?’’ Said the contented peasant man, wrapping his arms protectively about Therese’s waist. ‘’ it sure does,’’ she murmured. ‘’ But don’t but into it. The war’s going on somewhere in the province. Besides, every time you see it this calm, it means something terrible is in the making,’’ she added, kissing Odilon on shoulder. (Isma, 329)        

Malgré l’enfer qui brûle l’espace Saintlouisien, les amants trouvent le temps pour exprimer leur amour et leur liberté. Car, bien souvent, l’amour est synonyme de liberté. (Puisque pour aimer il faut être libre). Odilon et Thérèse dont le rêve de liberté et d’amour s’exprime à travers leurs gestes quotidiens, semble n’être pas bien loin de se réaliser. Vivant une guerre fratricide, une guerre civile, malgré tout, ils croient que l’amour peut tout changer. Il n’y a que ce sentiment qui puisse renverser toutes les barrières de classe et aider à abolir ce système de répression qui déchire le tissu social, économique et politique de l’espace haïtien. Ces amants veulent nous faire comprendre qu’en dépit de la misère et ‘‘l’angoisse’’ organisées, ils décident de traverser ce moment difficile créé de toute pièce par ces soi-disant leaders dont l’objectif  aurait dû être la construction d’une société nouvelle dans laquelle chaque citoyen chaque citoyennene, chaque paysan et chaque paysanne aurait sa part du gâteau. Odilon ne verra pas la concrétisation de ce grand rêve, car la mort l’aura fauché.  En revanche, son fil Odilon Jr. inventera la vie nouvelle.  

Travaux cités

Althusser, Louis. Idéologie et appareils idéologique d’État. J.-M. Tremblay, 2008. Imprimé.

Alvarez, Lizette, and Cara Buckley. “Zimmerman Is Acquitted in Trayvon Martin Killing.” The

New York Times A 1 (2013).

Céline, Louis Ferdinand. Voyage au bout de la nuit. Paris. Gallimard., 1952. Imprimé.

Chomsky, Noam, and Michel Foucault. The Chomsky-Foucault debate: on human nature.

The New Press, 2006. Imprimé.

Ethéart, Bernard. La Problématique foncière en Haïti. Les Editions. Cidihca, Montréal, 2014.  Imprimé.

Gandhi, Leela. Postcolonial theory: A critical introduction. Columbia University Press,

1998. Imprimé.

Noel, Lochard. ‘‘Nous voici les déracinés.’’ Disque de poèmes. Sound Booth Recording Studio.

Miami, Fl., 1987.

SACAD, & FAM. Paysans, Système et Crise. T1 : Histoire agraire et développement. Université des Antilles et e la Guyane. Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire, UEH. 1993. Imprimé

Sartre, Jean-Paul. Qu’est-ce que la littérature? Paris: Gallimard, 1948. Imprimé

Shohat, Ella, and Robert Stam. Unthinking Eurocentrism: Multiculturalism and the media.

Routledge, 2014. Imprimé.

Tremblay, Johanne. Mères, pouvoir et santé en Haïti. KARTHALA Editions, 1995. Imprimé.

Note: Lochard Noël est écrivain. Il  est l’auteur  de plusieurs ouvrages dont L’Enfer C’est La Mer, Une Saison à Jacmel, Natalie, Oli Olé etc. Il prépare un doctorat en Etudes comparées.  

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