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Par Paul.E.François

 

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Une île, 1865 kms carré. Coupée de la masse planétaire et du monde, par la force volcanique d’un destin naturel. Livrée à l’état brut, au gré des ressacs de vagues d’un océan qui n’a jamais cessé pendant des siècles durant, sculptant les limites exotiques de ses rivages. Une terre devenue un asile, un lieu d’accueil pour des hommes venus de  divers horizons. Les uns en quête de biens et d’aventures, les autres  soumis aux travaux forcés. Le tout pour un bien commun hors pairs, et hors normes.

            De cette interaction, est sortie des hommes multiples. Une  multiplicité qui s’est implanté dans la conscience sociale, sous formes d’intégrations transculturelles, des rencontres d’hommes différents, de partages et de tolérance. Les traditions et les rituels  s’ils ne se sont pas érodés pour certains qui ont pu toutefois inventer un autre rêve, celui de penser pluriel. Tandis que pour les autres qui ont su résister à un certain impérialisme, pour préserver leurs racines font perdurer une différence contradictoire. La population est ainsi comme un jardin multiflore, avec toutefois comme des plantes qui cherchent encore la lumière du soleil pour s’épanouir. Ainsi faite la nation mauricienne en devenir et qu’on espère.

            Les premiers visiteurs de ce coin perdu au milieu de l’océan indien étaient les commerçants arabes. Les Portugais furent les  premiers Européens qui débarquèrent en 1510. Ils utilisèrent ce lieu comme une escale obligatoire sur leur route vers l’inde nommément Goa et Malacca. La vraie tentative de colonisation arrivèrent avec les hollandais en 1598,  et l’île fut baptisé « Mauritius », en honneur du prince Maurice de Nassau.(Le Prince qui dirigeait la Hollande à cette époque là). Les traces de leur présence se situ à travers les noms  des villages qu’ils baptisèrent  « Flacq », situé à l’est de l’île, et la belle plage de « Flic en Flacq », située dans l’Ouest. Si les Hollandais donnèrent à l’île la canne à sucre et quelques esclaves malgaches, ils la dépouillèrent toutefois de ses bois d’ébènes et endossèrent la  responsabilité de l’extermination du Dodo. Oiseau unique au monde  trouvé seulement  à l’île Maurice et devenu par la suite l’emblème national de la République. Les ossements de cet oiseau ont étaient récemment découvert dans un lieu abandonné sur l’île. Les Hollandais quittèrent l’île en 1710.

            En 1715, les Français prirent la succession des Hollandais et  lui donnèrent le nom de l’île de France. Cette occupation française dura jusqu’à 1810. Une période conséquente, où en 1735 le gouverneur Mahé de Labourdonnais consolida les assises de la capitale Port-Louis et inaugura la première usine de  production du sucre, à partir de la canne.

            Le nom « Mauritius » fut restitué en 1810, par les Anglais, à la suite du débarquement du contingent Anglais au nord du pays, et la prise de possession de l’île. La population esclavagiste se  composait principalement d’hommes venus principalement des pays africains et surtout de Madagascar, le Mozambique et le sénégal. Mais la grande convergence des arrivants d’autres cieux, fut avec l’abolition de l’esclavage en 1835, ce qui provoqua l’importation des travailleurs engagés venus de l’inde ou même de  chine.

              L’évolution de l’île Maurice dans tous les aspects économiques, sociaux, culturels et religieux se situe dans cet ordre chronologique. Cette avalanche d’immigrants arrivait comme un salut pour enrichir sur le plan culturel et  religieux d’une façon positive, avec la construction des temples, des mosquées quelques pagodes qui côtoient les majestueuses églises construites des mains d’esclaves. Le miracle Mauricien, c’est de pouvoir vivre ensemble et se côtoyer malgré les différences.

            L’île Mauricie, une terre qu’a foulé les grands de ce monde. Le Mahatma Gandhi. Nelson Mandela. Le Pape Jean Paul II et mère Teresa. Tous venus, et repartis laissant le même message : Préservez cette richesse qu’est la coexistence pacifique, unique au monde.

            Unique, aussi les talipots du jardin de Pamplemousses qui ne fleurissent qu’une  fois tous les cent ans. Et, la Trochetia seule et unique plante retrouvée sur l’île, sur le flanc de la montagne du Morne Brabant dont on a attribué le nom au bateau qui fait les transits entre les îles voisines. La flore et la faune de l’île Maurice donnent une étiquette assez spéciale d’un environnement, qu’on veut à tout prix préserver et qui s’insère dans l’optique du projet d’une île Maurice durable. Quant à la littérature, elle est très prolifique et ce, avec des oeuvres  dans toutes les langues parlées à Maurice : L’Anglais, L’Indi, L’Urdu et, parmi le roman légendaire de Bernardin de Saint Pierre « Paul et Virginie » jusqu’à la récente attribution du prix Nobel de la littérature de cette année attribué à Jean Marie Leclézio—un écrivain dont les racines familiales sont  profondément ancrées dans le terroir mauricien. L’île Maurice présente aux olympiades de chine, a cette année  décrochée la toute première médaille olympique de son histoire.  Une réussite hautement significative pour l’avenir du sport mauricien porté au firmament de l’élite mondiale.

            L’île Maurice, île merveilleuse à tout point de vue. Reconnu récemment pour être le pays le mieux géré de toute l’Afrique. Sans ressources minières, sur l’Ile perdue ou n’importe où on va, le regard ne s’arrête que sur l’horizon d’un océan intraitable, comme pour révéler les valeurs de  l’hospitalité innée et naturelle. L’industrie touristique depuis peu accueil sept cents milles touristes annuellement et ce chiffre ne fait que s’accroître. L’industrie de textile est un autre  pilier de l’économie mauricienne, et comme le sucre l’avenir de ces industries doivent se faire avec les soubresauts de l’économie mondiale.

             Désormais le regard est plus tourner vers un avenir durable. Avec des atouts des tropiques, soleil, vents, vagues et dans l’optique que l’industrie du sucre deviendrait l’industrie cannière. Ce projet de Maurice, île durable est le rêve mauricien. Cela consiste à l’utilisation des énergies renouvelables est chapeauté par un autre fils du sol, professeur Joël de Ronsnay, personnage de renommée mondiale.

            Entre-temps, le présent est le  trait d’union qui unit le passé et l’avenir.

Note : Paul. E. François est mauricien et il est engagé dans la lutte pour la promotion et l’émancipation de la communauté créole à l’île Maurice, l’une des plus belles îles du monde.

Voir aussi Commission Justice et Vérité pour l’île Maurice 

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