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Par Amel Baudelin

Spécial pour CSMS Magazine

Le monde arabe infériorise la femme, limite ses droits, la considère comme le deuxième ou l’autre sexe. La première explication à cette condition de la femme est l’Islam (l’Islam détourné) qui malheureusement est devenu l’arme la plus puissante pour convaincre le monde quant à cette pauvre femme déjà condamnée par les coutumes et les traditions.

Heureusement la femme moderne met toujours en question les lois rédigées par les hommes la concernant. Elle réclame plus de droits et lutte pour l’égalité.

En Afrique du Nord ; la femme souffre toujours de l’inégalité des sexes, du code de la famille qui légitime la domination masculine. Si on veut classer ces pays selon « l’égalité des sexes ». La Tunisie. Le Maroc; malgré l’autorisation de  la polygamie: La condition obligatoire de cette tradition  reste de mettre en courrant et d’avoir l’accord de la première épouse. L’Algérie ou de plus en plus la situation se dégrade à l’égard de la femme, malgré les cris des associations féminines. La Libye ou là aussi le père marie sa fille à un homme qu’elle n’a jamais vu.

 La Tunisie qui partage avec d’autres pays d’Afrique du nord : la langue, la religion et même l’histoire mais qui a rendu à la femme sa liberté depuis l’indépendance en 1957, sous la Présidence de Monsieur Habib Bourguiba.

La femme tunisienne n’est sous tutelle de personne, elle peut se marier dés l’age de 18 ans, sans la présence de quelqu’un de sa famille; elle est donc majeure.

Le mari ne dispose d’aucun pouvoir de gestion des biens de sa femme

(Article 24, code du mariage).

Le divorce ne peut avoir lieu que devant un tribunal.On ne parle plus de répudiation, plus de pouvoirs masculins, La séparation est prononcée en cas de consentement mutuel  ou à la demande d’un des époux. La femme ne peut être rejetée comme un vieux chiffon. C’est donc un être humain (Article31, le divorce).

Et la succession !!! L’héritage reste toujours un problème pour la tunisienne, malgré l’évolution des lois à son égard, ce droit  malheureusement n’a toujours pas changé. Peut être l’homme pense-t-il laisser la femme là ou il l’a toujours souhaité ? C’est-à-dire derrière lui !

Selon le Code Personnel Tunisien
Le livre 9 : de la succession
Chapitre 4, Article 103 :
     -Trois cas se présentent pour les filles :
           1°)-La moitié est attribuée à la fille quand elle est fille unique.
           2°)-Les deux tiers sont attribués aux filles quand elles sont plusieurs
                  (soit 2 ou plus).
           3°)-Quand elles interviennent en qualité d’héritières agnates de leurs frères. Dans ce cas, leur participation s’effectuera suivant le principe selon lequel l’héritier de sexe masculin a une part double de celle attribuée à un héritier de sexe féminin

 

 Ces lois protégent elles réellement la femme tunisienne ? Cette dernière est elle enfin libre et épanouie ?

 Les lois sont certes indispensables mais insuffisantes, la femme tunisienne souffre toujours de la discrimination, d’être le deuxième sexe. Elle est toujours prisonnière des coutumes, des traditions et de l’homme. Surtout si cette femme n’est pas instruite, l’homme profite de son innocence pour lui faire du mal directement ou indirectement, surtout concernant les relations conjugales, quand les hommes  ont des épouses dans un endroit  et des maîtresses dans d’autres. Même si la loi  protége l’épouse mais peut importe.L’épouse non instruite  aura peur de perdre ses enfants, sa maison, ne fera aucune réclamation, l’homme se réjouit de sa victoire. La femme restant enchaînée à son ignorance.

Note: Amel Beaudelin est algérienne. Elle est notre nouvelle collaboratrice. Elle vit et travaille à Monastir, Tunisie.

Voir aussi Berbères ou Imazighen 

Un mystère naturel

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